CADETS : ramasseurs de balle au stade France le résumé de ce moment privilégié

Samedi dernier, direction le stade de France pour les 12 cadets qui ont le bonheur d’avoir été retenus comme ramasseurs de balle pour France-Australie (une pensée amicale en passant pour leurs petits camarades qui n’ont pas eu cette chance). Le convoi en voiture était assurée par Stress-phanie encore plus en beauté que d’habitude, et Gauthier »commotion » Bazes qui apportait la touche de sérénité et de sérieux qui émane en permanence de sa personne, et de votre serviteur.

Comme la FFR fait bien les choses, nous étions pourvus de places de parking. A ce stade( !) les choses sérieuses commencent, côté sécurité, fouille complète  du véhicule, boites à gants comprises et des sacs. Heureusement pas d’armes, ni de substances illicites ou bien les talonneurs auraient du sauter par-dessus les pubs pour récupérer les ballons !

A 17H00 si les abords du stade ne grouillent pas comme dans les minutes précédant le match, nous sommes quand même surpris de voir que certains arrivent vraiment tôt. Quelques coups de fil pour que l’on vienne prendre en charge notre petit groupe et notre officier de liaison ( et oui  faut ce qui faut) Gaëlle arrive avec nos accréditations officielles ( la classe). Passage de la sécurité en VIP coupe-file ( de vrais stars) et direction l’ascenseur pour entrer dans les entrailles de la bête . Après quelques couloirs, et des vigiles à tour de bras nous voila devant la porte du vestiaire des Ball Boys ( rcsucy.fr, le site qui vous culture), non sans avoir croisé une armada d’officiels endimanchés. En poussant la porte, la modestie qui pouvait encore étreindre certains s’envole définitivement. Comme à la télé : le vestiaire avec la table au milieu, les bouteilles, d’eau de jus d’orange les barres de céréales , et les tenues complètes accrochées aux patères disposées tout autour de la pièce avec douche, toilettes privées, paper-board, tableau blanc, etc..

Afin de modérer l’excitation compréhensible de nos petits jeunes, l’entrée solennelle du directeur de match, venu les brieffer, fait son petit effet dans ce lieu clos. Gaëlle reprend la suite et premières explications au tableau blanc sur le rôle et la place de chacun. Petite déception quand elle leur indique qu’ils n’auront pas de contact avec les joueurs en dehors de leur stricte mission. Mais la tenue offerte par la FFR vient bien vite estomper ce sentiment

Afin de rendre les choses plus concrètes, Gaëlle nous emmène faire le tour du terrain dans un stade encore vide. Vide, enfin les gradins car l’activité règne partout, la sécurité qui inspecte scrupuleusement la pelouse et les gradins sous la houlette du célèbre commissaire Broussard ( c’est qui, c’est qui ?), l’arroseur King size qui apporte une humidité jugé à priori superflue, les techniciens qui branchent, débranchent , installent, la fanfare des pompiers qui répète, etc.., les livreurs qui livrent Nous volons quelques photos du groupe malgré l’interdiction qui ne restera que théorique, entre une halte à chaque position affectée avec consignes afférentes.

groupe

Retour aux vestiaires avec interdiction d’en sortir avant 20H48 ! Plus de deux heures en captivité pour ces jeunes privilégiés seulement distraits par la pause repas offerte par notre fédération.. Leur rôle parfois ingrat du dirigeant, a parfois des compensations. A tour de rôle, bombant fièrement le torse pour exhiber l’accréditions terrain et couloirs, propre à refouler les velléités des cerbères, le trio de « responsables » ne se privent pas de se promener vers les vestiaires des joueurs (portes fermées), Le Couloir et les couloirs, et narguant au bord du terrain les simples spectateurs des rangs inférieurs installés sur leur petit strapontins métalliques. Quelques coups de fil pour se la péter avant de retrouver leur modeste rôle dans l’ombre des vedettes du jour.

vestiaire

La tension monte, monte. Et à l’heure dite, sortie du toril ,les fauves sont lâchés, piaffant derrière  les soldats du feu dans le couloir tels des taureaux pressés de rentrer dans l’arène, enfin seulement le « Callejón » .Les six premiers prennent place autour de la pelouse , un genou à terre pour ne pas gêner les spectateurs les caméras et les photographes, équipés d’un ballon et d’une serviette. Certains n’en mènent pas large à l’heure de se confronter à l’élite du rugby mondial. La consigne est d’être le plus transparent possible, de remplir sa mission en respectant les instructions. L’autre demi-douzaine est en charge de faire le second rideau pour récupérer les ballons égarés entre les pubs et les tribunes, voire dans les tribunes. A la mi-temps changement de rôle, le coaching a aussi sa place pour les ballboys. Le club peut être fier de ses petits jeunes, pas de couac .Seul le talonneur Australien rejette à un moment donné le ballon tendu pour désigne dédaigneusement un second ballon . Mais talonneur et Australien, comment lui en vouloir à l’excès ? Les ballons ont été posés à l’endroit du lancer, ou donnés au lanceur, reposés au milieu du terrain pour les remises en jeu ou encore, apporté au botteur après l’essai de pénalité des Wallabies.

Une fois le coup de sifflet final retentit, qui valide la frustrante défaite des bleus, regroupement au pas de course afin de se mettre en place à l’entrée du couloir pour composer la haie d’honneur des joueurs vers les vestiaires. Un moment attendu, au cours duquel les cadets ont pu serrer des mains de joueurs. Pocok sorti le dernier est celui qui s’est le plus attardé, ne négligeant aucune main tendue

haie

Retour à la réalité et au vestiaire pour ceux qui garderont longtemps en mémoire un tel moment. La FFR fait décidément bien les choses et offre au club trois des dix ballons du match avant que notre officier de liaison ne nous escorte jusqu’à la grille. Dans les voitures le trajet retour est propice au débriefing et chacun y va de son anecdote, le temps de rallier Sucy à minuit passé, surtout pour l’étourdi qui avait oublié son portable (heureusement récupéré) .

V.P.

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