Ch’tite chronique d’un week-end nordiste

ils sont tous la -Ce jour-là, quand le car franchit le panneau  « Bienvenue dans le Nord », le ciel  ne se déchira pas et ne déversa pas sur les visiteurs des rideaux et des  trombes d’eau ! ! !
Dany Boon l’enfant d’Armentières, la ville « de toile et de bière », aurait donc un peu forcé le trait… ou bien nos amis du CLLA (*) auraient poussé l’hospitalité jusqu’à commander un temps parfait pour notre séjour sur leur terre de Flandre…

 Des poussins aux plus anciens, il avait fallu se lever tôt ce samedi matin et au lieu de rendez-vous habituel, il ne manquait personne à l’appel. Une fois le car bien chargé, nos effectifs comptés et recomptés, après un dernier signe derrière la vitre, roule, chauffeur, plein Nord,  et dans les sièges, juré ! personne ne dort…
Après une heure de route, c’est à l’arrière qu’on chante le plus fort, ou bien à l’avant, maintenant je doute,  tous les rugbymen ont des voix de Stentor !
Une pause au bord de l’autoroute, certains prennent un petit casse-croûte et vite on repart, puis c’est le comte à rebours, cinq, quatre, trois, deux, un, on franchit la frontière !, Bellewaerde nous voilà, arrivés sans encombre, prêts à affronter Boomerang et Huracan, Grand Splash et  Niagara.

 Après le pique-nique vite expédié, pas de temps à perdre, les groupes sont faits, les instructions données et c’est parti !

La chance est avec nous décidément, aux attractions aucune attente, c’est sans vergogne que deux ou trois fois, voire davantage, on repasse sur le toboggan ou le grand huit, et tant pis si l’on se mouille, le soleil est même là pour sécher les vêtements étendus sur les haies pour quelques minutes.
Au hasard de la visite, les groupes se rencontrent et à chaque fois, ce sont des bouilles ravies et fendues d’un grand sourire qui se croisent. C’est l’occasion aussi de grignoter les premières frites ou goûter quelques friandises, un copain à droite, un copain à gauche, c’est la belle vie !

 Après six bonnes heures d’émotion, il faut penser à quitter le Hainaut et rejoindre la Flandre, c’est l’affaire d’un quart d’heure et déjà les bagages s’envolent des soutes, chacun son barda à l’épaule, on rejoint le gymnase qui sera notre auberge.  On y retrouve Philippe I., Titouan et Thomas, ça y est, l’équipe est au complet !
L’accueil est vraiment sympathique même si le confort est sommaire et le campement spartiate, qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ! Une fois le sac de couchage étendu sur le tatami, on se rend compte qu’il reste peu de place, tant mieux, la proximité nous tiendra chaud, d’autant plus que Champigny partagera  le quartier !

 La soirée commence par le repas, un grand buffet de salades variées, charcuterie, fromage et dessert : le temps passe vite, la journée a été longue et bien remplie, il faut penser au repos bien mérité, mais l’excitation est encore si grande que même une fois dans le duvet, les yeux ont du mal à se fermer et les chuchotements à se taire. Isabelle et Philippe S. après l’extinction des feux, font une ronde, calment ou rassurent, petit à petit le silence se fait.

Les accompagnateurs commencent aussi pour certains à avoir les paupières lourdes, vite, vite, il faut à tout prix s’endormir avant les premiers ronflements ! Non, c’est raté, ah ! les moustiques s’invitent à la fête, la nuit va être longue… et courte à  la fois… voire agitée pour certains ; en tout cas, bien chanceux celui qui a pu prolonger sa nuit au delà de six heures, quand le soleil (eh oui ! le soleil ! ! !) a frappé franchement aux carreaux.
Le staff armentiérois a lui aussi les traits tirés, mais tous sont présents, y compris Nassim notre arbitre des matches minimes, pour servir le lait, les céréales, le café et le Maroilles ! (Euh, finalement, y en avait pas, du Maroilles !)
Toilette rapide, petit déjeuner copieux, il faut se mettre en tenue, nos cinquante-sept joueurs arborent fièrement les couleurs de Sucy, les poussins, les benjamins, les minimes se séparent et la deuxième journée commence, celle de l’affrontement et du défi ! ! ! Mais c’est une autre histoire …

 …Au soir  de cette belle aventure, après la remise des trophées menée tambour battant, tous reprirent le car, fatigués mais heureux. Des soucis quand même, Lubin blessé au poignet, mais aussi des anecdotes : une chaussure perdue ou comment devenir champion de cloche-pied, la même chaussure retrouvée dans le sac d’à côté, des voix perdues et cassées à trop crier et chanter (et tant pis pour l’oral du brevet) et tout ce que l’on ignore encore ou que l’on apprendra mercredi à l’entraînement…

 Ce soir-là, sur la route du retour, quand le car franchit le panneau « Bienvenue dans la Somme », la pluie se mit à tomber à torrents…

La suite, vous la connaissez, et  j’en finirai sur ces simples mots : le rugby, c’est des souvenirs pour la vie !

 

Signé : les entraîneurs et les dirigeants

Avec dans l’ordre alphabétique :  Eric (dirigeant benjamins), Isabelle (dirigeante, intendante, infirmière, maman-poule, etc…), Jean-Charles dit JC (entraîneur benjamins), Jérémie dit Mimi (entraîneur poussins), Martin dit Tinmar (entraîneur minimes et maître de cérémonie),  Nathalie (dirigeante minimes), Philippe I . (entraîneur benjamins et minimes), Philippe S (dirigeant minimes), Roy (dirigeant benjamins et poussins) , Sonia  (future dirigeante forcément !), Titouan (entraîneur benjamins), Thomas (entraîneur).

 

Remerciements :

– Au Club Léo Lagrange Armentières (*) (CLLA) pour son accueil sympathique, sa logistique irréprochable, et ses arbitres impartiaux.

– Aux parents pour leur confiance

– Au RC Sucy qui organise et finance ces sorties alliant sport et loisir.