Seniors : le récit épique d’un voyage de fin d’année , à l’image d’ un groupe

Jour 1

C’est en ce mois caniculaire de Juin, que l’équipe Sénior de Sucy, tout juste promu, s’en alla fêter dignement la fin d’une belle saison rugbystique qui vît ses deux équipes se qualifier pour les barrages des phases finales des Championnats de France Fédéral 3.

La destination ? Argelès-sur-Mer, un petit coin de France, où le bonheur fleurit, où l’on connaît d’avance les joies du paradis. Certains n’en diraient d’elle que c’est une station balnéaire avec ses plages, ses campings, ses vendeurs de crêpes et ses frontalières montagnes mais d’autres plus Rock’n Roll parlerait de mythologie Herculéenne, d’Antiquité…

Je commence ce récit par une petite minute de silence pour les passagers du wagon n’ayant pu bénéficier d’une seule petite minute de silence pendant les 5-6 heures de trajets…  Il fallait bien s’échauffer la voix, il fallait bien s’entraîner aux cartes, il fallait bien boire ces vins et ces bières qui se réchauffaient à chaque kilomètres parcourus. Et puis même que y’en n’avait pas assez alors il a fallu se réapprovisionner au wagon bar.

La première escale en terre Perpignanaise fût brève mais assez longue pour que la balle ovale soit de sortie et pour que les premiers matadors dégainent leurs banderilles, leurs plus beaux sourires et leurs plus belles répliques aux fougueuses catalanes passant à proximité. Mais à peine le temps de s’échauffer (ce n’est que partie-remise), départ pour la terre promise en petit train régional, certes moins rapide mais ô combien plus bucolique.

Ce fût donc en fin d’après-midi que l’équipe, arborant fièrement l’écusson R.C.S sur ses polos blancs immaculés, arriva en gare d’Argelès, en quête de bières fraîches car oui, on n’en avait plus ! Enfin que des chaudes… Et ça tombe bien, y’avait le bar de la gare qu’était ouvert avec le premier grand évènement de ce week-end : coach Polak qui a payé sa tournée… de demies, faut pas déconner quand même !

L’équipe organisatrice ayant mis un point d’honneur à supporter l’industrie ferroviaire en crise, c’est en train privatif que l’équipe se déplacerait tout le week-end … Jojo le cheminot, dans un premier temps sur la défensive, se laissa lentement bercer par les douces mélopées émanant des wagons bar de son petit train.

C’est ainsi qu’Argelès l’assoupie, s’extirpa de sa torpeur méditerranéenne aux sons mélodieux de chants contant les histoires de belles nanas possédant jusqu’à 3 ananas, de petits oiseaux perchés tout là-haut et d’une pauvre boîteuse s’en allant au marché.

Nous partîmes donc 25, mais par un prompt renfort, nous nous vîmes 29 en arrivant au camping. Les légendaires folklos Café Bourrichon et 00 nous ayant rejoints mais aussi Mat’ et Max’, déjà sur place depuis plusieurs jours déjà, nous avaient régalé nous les coupaingues en ayant acheté les victuailles nécessaires à notre objectif principe : remporter le Rugby Seven d’Argelès.

A peine installés et les denrées réparties dans chaque bungalow, la prise de la plage fût sonnée et la horde sucycienne armée de serviettes de plage et de slips de bain approximatifs s’en alla affronter la dangereuse Méditerranée, ses traîtres courants, ses baïnes dissimulées et ses gigantesques vagues. Pendant que quelques-uns s’essayaient au beach rugby, d’autres au beach volley, certains s’essayaient au beach dating mais sans succès.

Retour au camping, il est temps de se poser, de se rassembler autour d’un succulent Méchouis. L’équipe répartie autour de cette grande tablée  reprend ses forces jusqu’à la tombée de la nuit. Le ô combien fameux repas fini,  tous les joueurs allèrent profiter de cette douce nuit méditerranéenne pour se reposer, préparer le tournoi du lendemain tels de grands sportifs. Direction donc la promenade d’Argelès, sa plage et bien sûr ses bars et ses boîtes.

La première escale se passa dans un bar avec comme le veut la coutume, une fermeture du bar en bonne et due forme. C’est dans le plus grand enthousiasme… Et sûrement aussi dans la grande naïveté où dans un espoir que seul les bières, les mojitos où autres breuvages peuvent procurer, l’équipe se dirigea vers les boîtes alentours. Le moment était enfin venu pour Sachette et Pouliche de rejoindre l’aventure, le RC Sucy était maintenant sur son 31. En presque… Déjà qu’un type en tong, ça ne rentre pas, alors 20 types bourrés en tong…. C’était pas évident !

La recalade fût mémorable mais Capitaine Pako se voyant investi par cette divine mission de remobilisation, prit la parole et livra à ses soldats, agenouillés autour de lui, un discours, qui restera sûrement le discours le plus abouti de sa carrière rugbystique.

Comme quoi des mots peuvent avoir un impact, l’astuce des grappes fût mise en place : chacun pour soi avec sa «bite et son couteau », advienne que pourra. Une mention spéciale pour notre 3ème ligne, buteur et ailier (oui oui c’est une seule et même personne) qui fit preuve de tant d’ingéniosités, et qui réussit enfin, après moultes tentatives et cuisants échecs, à rentrer.

Jour 2

Le lendemain, où plutôt le même jour que la veille pour ceux qui n’avaient pas dormi ou ceux qui n’avaient pas mémorisé l’adresse du camping, il était déjà temps de partir direction le Restaurant Le Cactus Bleu en petit train bien sûr. Réveil musculaire musical tout le long du trajet, playlist made in Seb Le Mytho avec la compilation de ses meilleures reprises et toujours avec toutes ses dents.

Repas chaleureux et festif sous le soleil d’Argelés, l’accueil fût chaleureux, il était important de remercier les gérants (merci vous avez été incroyables) : Mexico du résident Matt Peyn, PMU de compétition du ½-coach Martin et Haka de Seb Le Mytho à en faire pâlir les Néo-Z. La cerise sur le gâteau : l’arrivée du président et du vice-président du RCS en grosse berline (il paraît qu’il n’y avait plus de d’hélico de dispo) avec en prime une tournée de digestif, celui qui donne le courage, celui qui fait faire des chisteras même quand on ne sait pas les faire (preuve à l’appui plus loin).  Le RC Sucy était enfin au complet et sur son 33.

16h00 : il était temps de basculer et de faire le trajet direction la plage, il était temps d’en découdre. Préparation d’avant-match magistrale, soleil de plomb, sable brûlant, l’échauffement déjà fait : trois équipes furent mises en place. Bélascains d’un côté, vacanciers-prostates de l’autre, équipe séniors olympique au milieu, le tournoi fût lancé. Nous ne reviendrons pas sur la mauvaise foi des vacanciers-prostates, des gestes « trop » techniques des bélascains, nous retiendrons simplement la victoire de l’équipe séniors de Sucy face à Argelés avec Matt Peyn pour l’essai de la gagne.  Tout un symbole pour l’enfant du pays et co-organisateur désormais à Sucy.

Conviés par les joueurs d’Argelès à célébrer le tournoi, il était temps de profiter de la victoire. Au programme : remise des trophées, discours du président (toujours aussi concis), chants, bières, pizzas puis pour finir, bien sûr, bars et tapas. La nuit fût aussi courte que la précédente : il n’y avait que le soleil qui était allé se coucher. Beaucoup d’histoires et d’anecdotes à raconter mais seuls les présents sauront. Vraiment beaucoup d’histoires !!

Nous parlerons juste ici de l’amitié franco-américaine dont le centenaire aura été dignement célébré. Mais une rumeur affirme qu’une autre amitié aura été encore plus fortement scellée cette nuit-là : celle avec les Fidji…

Jour 3

Le dernier jour (enfin toujours le même jour pour ceux qui ne se sont pas couchés depuis leur arrivée) était placé sous le signe de la détente, de la franche rigolade, de la camaraderie et de l’amitié franco-américaine toujours bien présente.

Un peu de piscine pour se rafraîchir, un bon barbecue pour se nourrir, le départ approchait. C’est avec un petit pincement au cœur que le trajet retour fût entrepris : le petit train, le train régional, puis le train à grande vitesse. On aurait pu penser que ce retour se serait fait dans le calme mais non : Seb Le Mytho voulait nous racontait des histoires et comme il en connaît beaucoup et des très belles, il nous en aura raconté pendant tout le trajet.

Métro pour les uns, RER pour les autres, voiture officielle du président/vice-président pour un, tout le monde était de retour en région parisienne. Une belle aventure, plein de bons moments partagés : un très grand merci aux organisateurs (Mat Peyn, Capitaine Pako, Coach Polak, demi-coach Tinmar) et à l’année prochaine pour de nouvelles aventures !

Signé : un observateur anonyme